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Tome premier. Introduction.
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LITRE 1 er , CHAP. II. l3j

mois de juillet, et comme elle n’était pas natu-l'elle, on l’attribuait universellement aux me-nées des agens du parti aristocratique. D’un autrecôté le bruit se répandit que le Roi voulait par-tir pour Metz , afin de se mettre à la tête d’unearmée et de rentrer à Paris pour punir les amisde la révolution. Les esprits fermentaient de nou-veau lorsqu’une fête insignifiante en elle-même,vint donner lieu à la catastrophe du 6 octobre.

Soit pour protéger la personne du Roi, soitpour assurer réellement son départ, on avaitattiré à Versailles , le régiment de Flandre et unde dragons; beaucoup d’officiers étaient accou-rus des différentes garnisons , et cette ville four-millait de chevaliers de Saint-Louis. Un banquetdonné par les gardes-du-corps à ces nouveauxvenus devint le prétexte d’une conspiration. Onpublia que la Reine, à l’instar de Marie-Thérèse,avait présenté le dauphin à l’issue de ce repas,au moment où l’on introduisait dans les sallesune foule de soldats des gardes, et que l’épée nueà la main ceux-ci avaient fait le serment de dé-fendre la famille royale. Après Je départ de lacour, le vin échauffant les têtes, de jeunes impru-dens escaladèrent les loges du théâtre , et arra-chèrent, dit-on , la cocarde nationale à ceuxqui la portaient.

Ces bruits semés dans Paris avec affectation par