INTRODUCTION.
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une quantité d’agens subalternes, sont accom-pagnés de conjectures alarmantes : on veut, di-sent-ils, enlever le Roi, le placer à la tête d’uneforce considérable, dissoudre l’assemblée et punirle peuple ; déjà on cherche à affamer la capitalepour la réduire; enfin en avilissant la cocardenationale, on veut y substituer les couleurs del’aristocratie ; la contre-révolution est certaine ;la réaction sera terrible. Bientôt une nuée de fem-mes du plus bas étage se rassemble devant l’Hôtel-de-Ville, criant du pain et Versailles ! assemblagede noms bien étrange et qui prouve que ce mou-vement fut le résultat d’un complot. Après unlong tumulte dont l’intensité augmente à mesureque la foule se rassemble; ces femmes forcentl’Hôtel-de-Ville, y prennent des armes, du ca-non , et partent pour Versailles , sous la conduited’un nommé Maillard.
Cependant si le bruit du départ du Roi alarmeles hommes sages sincèrement attachés à la li-'berté, on craint avec plus d’anxiété encore lesexcès de la populace qui s’est rendue à Versailles .La garde nationale excitée sans doute par d’a-droites insinuations veut y marcher et amener le-Roi à Paris pour le mettre en sûreté contre cesdeux dangers; Lafayette refuse d’y consentir sansun ordre de la commune. Enfin cet ordre venu,•il part iavec ses bataillons.