INTRODUCTION.
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les dirigèrent : ces suites bien plus menaçantespour la monarchie et pour l’Europe entière, an-nonçaient la destruction des premiers noeuds dulien social : l’insurrection, le meurtre, transpor-tés jusques dans les appartemens inviolables desRois, présageaient déjà toutes les catastrophesimaginables, et rien ne dut étonner après unsemblable début.
Les ennemis de Lafayette élevèrent contre luides soupçons injurieux; on lui reprocha d’avoircherché à inspirer de la confiance à Louis par lalettre qu’il écrivit avant son départ de Paris ; d’a-voir répondu de tout, sans prendre aucune me-sure pour la sûreté du château ; enfin de l’avoirlaissé forcer par 2 mille brigands armés de piques,quoiqu’il eût 20 mille hommes pour le défendre.Bertrand l’accuse de la plus noire trahison oude la plus coupable imprévoyance, et nous pen-sons que c’est à tort : l’abandon chevaleresque,et l’extrême confiance dans les hommes et dansla générosité de leurs sentimens, qui ont toujourscaractérisé ce général, suffisent pour détruireces inculpations, et pour expliquer sa conduite;il fut induit en erreur dans cette occasion commedans beaucoup d’autres.
Cependant, soit qu’il sentît le besoin de répa-rer le tort que ces soupçons pouvaient faire àsa réputation, soit qu’il fût lui-même indignéd’avoir été trompé, il se rendit peu de jours