INTRODUCTION.
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teau et d’Aiguillon, d’interpeller les ministres sur ;toutes les relations extérieures de la France ; dès- ilors les transactions les plus délicates et les plus jsecrètes des cabinets, devinrent des objets de ■discussions à la tribune publique.
Les débats qui venaient d’avoir lieu relative-ment à des matières politiques , étaient cependant !bien faits pour dégoûter les hommes d’Etat decette nouvelle manière de procéder ; on applau-dissait à outrance les orateurs qui croyaient auxprotestations faites par lord Stanhope et le doc-teur Price, au nom delà société des amis de la ré-volution ; on berçait les esprits faibles., des char-mes que deux nations, jadis rivales, devaienttrouver dans leurs nouvelles relations* L’esprit departi dénature tout : il fut un instant où les philo-sophes de l’assemblée ne virent de véritables amisqu’à Londres ; le seul Martineau, député obscur,mais dont le nom doit passer à la postérité, osas’écrier « que les Anglais , malgré leurs protesta-» tions, étaient les ennemis les plus dangereux de» la France , et qu’il fallait s’en méfier. » Sa voixfut bientôt étouffée pardeviolens murmures, etcet accueil lui imposa un silence éternel.
Cependant le comité diplomatique influencé àson origine par Mirabeau , resta dans une justeligne, et eut occasion, dans les derniers joursd’août, de faire un grand acte de politique natio-nale , à l’occasion des démêlés dont nous avons