INTRODUCTION»
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du bien public et du patriotisme. Des désordresmenaçans éclatèrent dans les colonies; Saint-Domingue et la Martinique se trouvaient dansune agitation qui présageait les plus grands mal-heurs : l'escadre de Brest faisait craindre une in-surrection ; des scènes de carnage se passaient àNancy dans le régiment suisse de Château-Vieux,et des excès commis à Nismes provoquaient lafédération du camp de Jalès.
Consiiiu- La constitution civile du clereé, décrétée le
tion civile . . . °
du clergé. 12 juillet et que le Roi n’avait sanctionnée qu’àregret après un long retard, imposait, aux mi-nistres des autels , un serment auquel la plupartrépugnait de se soumettre. Une nouvelle loi ren-due le 27 novembre, exigea d’eux cette formalitéplus impérieusement. Ces mesures inconsidéréesenvers des hommes toujours prêts à colorerleur désobéissance du zèle de là foi, achevantde les exaspérer, ajoutèrent le danger des trou-bles religieux à la violence des troubles civils.
L’année 1791 commença sous les memes aus-pices que les précédentes : les insurrections semultipliaient, et les désastres occasionnés parcelle de Saint-Domingue , glacèrent d’efFroi tousles Français capables d’en apprécier les suites.L’émigration des nobles avait un caractère alar-mant , et ses résultats devaient être plus funestesencore que ceux de l’édit de Nantes .
L assemblée des Jacobins prenant un essor re-