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Tome premier. Introduction.
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LIVRE 1 er , CHAI*. III. 1Ô7

fut à la vérité provoqué par des événemens au-dessus de la prévoyance humaine ; mais il fit; place à une politique plus embrouillée, celle decirconstance. Dès-lors des combinaisons multi-pliées s’offrirent au gouvernement autrichien;il pouvait aspirer à reprendre l’Alsace et la Lor-’ raine, à dominer sur l’Empire et l’Italie , à res-treindre la Prusse dans ses anciennes limites, ouà partager la Turquie européenne comme il avaitcommencé à démembrer la Pologne . Toute al-liance qui lui promettait un accroissement deforce et tendait à un de ces buts, lui semblaitdonc également convenable, et les circonstancesdevaient décider celle qu’il adopterait d’abord.

L’Angleterre venait de voir sa puissance en AngleterreAmérique presque anéantie ; elle préparait tousles moyens de s’en venger. Le voile qui couvre laconduite de son ministère dans les premièresannées de la révolution, n’est pas encore soulevé,et il n’entre pas dans mon plan d’en pénétrer lemystère. Mais on a tout lieu de croire que lecabinet de Saint-James ne fut pas étranger aux: orages qui jetèrent les fondemens de sa gran-| deur. Cependant par un raffinement d’adresse[ qui ne lui est que trop familier, il semblait neprendre aucune part à des événemens qu’il avaitpeut être provoqués; s’efforçant par des dehorsde modération de faire oublier que c’était pour