LIVRE 1 er , C1UP. III. I 79
fen Fut faîte pour la forme, mais avec une précipi-tation qui contrastait avec la gravité et la lon-gueur des débats qui signalèrent sa rédaction :une garde choisie par tous les départemens futdonnée au Roi pour remplacer sa maison mili-taire , et ce dernier acte de méfiance des législa-teurs , acheva de faire de ce Prince un vrai pri-sonnier d’état.
Enfin une députation de 60 membres présenta Le Roi ac-le 7 septembre la nouvelle charte à Louis. Il n’é- ce «jt u üon. atait pas difficile de prévoirie parti qu’il adopteraitdans cette circonstance; il nelnirestait qu’unealternative, celle de mettre le comble au désor-dre et d’accélérer sa perte en refusant de sanc-tionner le pacte qui allait river ses chaînes , oude courir la chance de sauver la monarchie enl’acceptant, et laissant au temps le soin de mo-difier ce qu’il avait de défectueux.
Ce Monarque débonnaire , juste et vertueux,n’hésita point à 1’accepter, persuadé que c étaitle meilleur moyen de rapprocher tous les partis ;bientôt la faction populaire l’accusa de n’y avoirsouscrit que dans l’impuissance de le rejeter;et les nobles auxquels il enlevait de si beaux pri-vilèges , prétendirent que cette acceptation n’é-tait qu’illusoire, et lui avait été arrachée par laviolence.
Quoi qu’il en soit, l’acceptation formelle de laconstitution fut signifiée à toute l’Europe, et il
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