INTRODUCTION.
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semblait que cet événement, mettant un termeaux agitations, dût faire naître enfin ces joursde bonheur et de gloire que l’on promettait à lanation régénérée. En effet l’assemblée, loin d’aper-cevoir l’abîme creusé sous ses pas , venait de dé-clarer pompeusement que la révolution était ter-minée. Récapitulant avec complaisance ses tra-vaux , elle croyait voir les Français rendus àleurs droits les plus précieux, jouir sans nuagesde cette belle liberté politique et individuelle quedes mots seuls ne consacrent pas : elle se repré-sentait le peuple débarrassé de tous ces droitsvexatoires qui l’humiliaient, soumis désormais àdes charges égales, et participant à tous les béné-fices de l’Etat : convaincue, en un mot, d’avoirrendu ce bon peuple à la félicité et au bonheur ,elle jouissait ainsi d’avance des bénédictionsqu’elle croyait mériter.
On ne tarda pas à sentir combien ces noblesfictions étaient loin de la réalité, et à s’assurerque la France reposait sur le cratère d'un volcandont l’irruption serait terrible.
La ruine et la perte de ses colonies déjà décidée,et devant entraîner celle du commerce et de lamarine ; de longs germes de dissensions ; uneguerre presqu’inévitable avec ses voisins; le bou-leversement de la politique nationale et euro-péenne ; la continuation certaine de la révolutionpar une assemblée toute démocratique , qui allait