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pas étépoussée aussi loin qu’elle le fut dans cettenouvelle session. La composition des tribunesdevint une arme terrible dans la main des chefsdes Jacobins, qui, en y plaçant des hommes aussiaudacieux que féroces, étouffèrent, par desmurmures et des insultes, le peu de voix qui sefaisait encore entendre pour la raison, et serendirent maîtres de l’opinion apparente : à cettetactique, ils joignirent plus tard celle des députa-tions composées de la lie du peuple, osant ré-clamer au nom de la nation française, les lois quileur convenaient.
Les Jacobins, renforcés comme nous l’avonsdit, d une grande partie des nouveaux députés,netardèrent pas à s’assurer qu’ils avaient la majorité;et multipliant leurinfîuence par les ramifications /de leurs clubs, ils s’apprêtèrent à porter les plusvigoureux coups à leurs ennemis.
Nous ne suivrons ni la marche de ces ambi-tieux ni les débats qui signalèrent les derniersmois de l’année ; nous ne retracerons pas les dé-goûtantes discussions élevées par Merlin , Thu-riot et Ruhle, qui, chargés de présenter des dé-crets à la sanction du Roi, remplirent la France de leurs plaintes , sur le peu de respect qu’onleur avait témoigné en les admettant dans soncabinet ; ces insolentes prétentions étaient unpronostic des efforts que ces orgueilleux dépu-tés ne manqueraient pas de faire , pour'se dé-