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Tome premier. Introduction.
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LIVRE l eï , CHAP. lit. lgl

renversa bientôt cet espoir. En attendant, Léo-pold reconnut de nouveau l’ambassadeur deNoailles, qui n’avait pas paru à la cour depuisl’événement de Varennes; il promit même d’in-terposer son autorité pour empêcher les rassem-blemens armés, et le roi de Prusse imita sonexemple. La cour d’Espagne influencée par lesconseils des Princes émigrés se prononça plusouvertement; le comte de Florida Blancadéclaraque Louis XVI n’étant point en liberté, n’avaitpu,de son plein gré, accepter une telle consti-tution. Le rapport, que M. de Montmorin fit àl’assemblée le 3i octobre , jette un grand joursur la nature des relations de la France à cetteépoque; et j’ai cru ne pouvoir mieux instruiremes lecteurs qu’en les renvoyant à cette pièceintéressante annexée à la fin de ce volume (n° 6).On peut croire que si l’assemblée constituanteeût encore existé, et que ses intérêts de politiqueextérieure eussent été confiés à Mirabeau, laguerre n’aurait point eu lieu.

Ce rapport de M. Montmorin fut le dernieracte d’un ministre honnête, mais faible, et peut-être imprudent; il donna sa démission, et cette dé-marche ne put le soustraire au glaive destructeurqui, peu de temps après, couvrit la France dedeuil : il remit le porte feuille à M. de Lessart.

Le ministre de la guerre Duportail, fit égale-ment place à M. de Narbonne , cependant l’admi-