INTRODUCTION.
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nistration,, en changeant de main, n’en devintpas plus capable de sauver la France .
Nouveaux Ce fut vers ce temps, s’il faut en croire le mi- i
P ro ^°s- nistre Servan , que Louis écrivit au roi de Prusse, jpour réclamer de nouveau la médiation armée Ide toute l’Europe , et accréditer le ministre Bre- jteuil, comme le seul qui possédât sa confiance, jCette démarche, faite trois mois après l’accep- ]tation de la constitution, serait en effet blâmable 1si ses ennemis eussent religieusement observé ce jpacte défectueux. Mais le Roi, qui l’adopta sans -jdoute de bonne foi, pour sauver la France et safamille, fut assez fondé quelques mois après àdésespérer de leur salut, lorsqu’il vit le malempirer d’une manière effrayante par la compo-sition de la nouvelle assemblée et la nature deses premières entreprises. Ce n’est pas en 1791,qu’il faut confondre les époques ; et à celle dumois de décembre , où la lettre dut être écrite,ce Prince pouvait, avec les intentions les pluspures, croire sa perte certaine, et recourir à tousles moyens de sauver sa couronne et sa vie, sansqu’on fût en droit de l’accuser d’avoir voulu res-saisir l’autorité absolue.
Déclamation Cependant les négociations tramèrent encore
des Giron- quelque temps ; les préparatifs continuaientavec une lenteur qui donnait encore quelqueespoir aux amis de la paix, lorsque les sortiesde Brissot et du comité diplomatique vinrent