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Tome premier. Introduction.
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3l4 PIÈCES JUSTIFICATIVES,

tenir cîans le Brabant, à 3o mille hommes; il y en »dans ce moment plus de 48 mille. Il fallait lui rappelerl’article 3 du traité de i;56, qui porte : que les partiescontractantes traiteront de concert sur toutes les me-sures propres à maintenir la paix, et se prêteront mu-tuellement leurs bons offices en cas d’invasion. Il fal-lait lui demander si c’est pour exécuter ce traité qu’iln’a pas daigné employer auprès de l’électeur de Trêves ,je ne dis pas ses ordres, mais son intervention. Que nelui rappelle-t-on la cause qui l’oblige à fournir, en casde guerre, un secours de 24 mille hommes? Mais ilest vrai que la France saura bien défendre sa liberté,sans avoir besoin de secours étrangers.

Il fallait lui dire, en réponse aux chicanes qu’ilfaisait, à l’égard des réclamations des princes posses-sionnés en Alsace , que la souveraineté des peuplesn’est pas liée parles traités des tyrans; qu’en parlanttoujours deiîo/, de «Sa Majesté , et jamais de la nation,il s’est rendu plus que suspect d’encourager les espé-rances de nos émigrés. Ce langage aurait été digne desRomains, digne d’hommes libres; mais pouvait-onl’attendre de notre vieille diplomatie , d’un ministrelong-temps nourri de ses préjugés (M. de Montmorin.) ,d’un ministre qui n’a cessé de conserver dans leursplaces, des envoyés dont la haine pour la révolutionétait connue, et qu’il ne remplaçait que par des agenségalement suspects ; d’un ministre, qui sans cesse dé-noncé à l’opinion publique, ne répondait qu’en accu-sant ses dénonciateurs d’être sans patrimoine, commes’il n’était pas aussi des hommes qui n’ont pour patri-moine que la bassesse et la lâcheté, comme si Aristide