336 PIÈCES JUSTIFICATIVES.
peut être donnée avec la dignité qui convient à sa per4
sonne et à sa puissance.
Une chose peut-être embarrassera la cour impérialedans l’explication que je la suppose disposée à vousdonner, c’est l’affaire des princes possessionnés, danslaquelle l’Empereur s’est cru obligé d’intervenir commechef de l’Empire. Mais j’observerai d’abord que c’estune affaire à part et qui doit être traitée différemmentque celle dont il s’agit actuellement. J’ajouterai quele décret du i4 donne à cette négociation beaucoupplus de latitude qu’elle n’en avait précédemment; car àl’exception de tout ce qui pourrait tendre à rétablir [lesdroits féodaux sur le territoire de France , ce qui étaitet qui sera toujours impossible; tout le reste devientpermis, et certainement le Roi ne se refusera jamais àaucun arrangement raisonnable , et je crois pouvoir es-pérer que l’assemblée nationale sera disposée à adopterce que Sa Majesté proposera sur cet objet.
Je me résume, Monsieur, et je vais vous exprimeren un mot le vœu du Roi, celui de son conseil, et je necrains pas de le dire, celui de la saine partie de la na-tion. C’est la paix que nous voulons; nous demandonsà faire cesser cet état dispendieux de guerre dans lequelon nous a entraînés, nous demandons à revenir à l’étatde paix; mais on nous* a donné de trop justes sujetsd’inquiétudes, pour que nous n’ayons pas besoin d’êtrepleinement rassurés.