PIECES JUSTIFICATIVES.
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* Sire, lorsque vous avez juré de maintenir la con*» stilution qui a assuré votre couronne, lorsque votre» cœur s’est sincèrement réuni à la volonté d’une grande» nation libre et souveraine , vous êtes devenu l’objet» de la haine des ennemis de la liberté. L’orgueil et la» tyrannie ont agité toutes les cours; aucun lien natu-» rel, aucun traité n’a pu arrêrer leur injustice. Vos» anciens alliés vous ont effacé du rang des despotes;» mais les Français vous ont élevé à la .dignité glorieuse» et solide de chef suprême d’une nation régénérée. Vos» devoirs son t tracés par la loi, que vous avez acceptée,» et vous les remplirez tous. La nation française est» calomniée; sa souveraineté est méconnue; des émi-» grés rebelles trouvent un asile chez nos voisins; ils» s’assemblent sur nos frontières; ils menacent ouver-» tement de pénétrer dans leur patrie, d’y porter le» fer et la flamme. Leur rage serait impuissante , ou» peut-être elle aurait déjà fait place au repentir, s’ils» n’avaient pas trouvé l’appui d’une puissance qui a» brisé tous ses liens avec nous, dès qu’elle a vu que» notre régénération changerait la forme de notre al-» liance avec elle, la rendrait nécessairement plus» égale.
» Depuis iy5 6, l’Autriche avait abusé d’un traité» d’alliance que la France avait toujours trop respecté.
» Ce traité avait épuisé depuis cette époque notre sang4 . *22