338 PIÈCES JUSTIFICATIVES.
» et nos trésors, dans des guerres injustes que l’ambition» suscitait, et qui se terminaient par des traités dictés» par une politique tortueuse et mensongère, qui lais-» sait toujours subsister des moyens d’exciter de nou-» velles guerres. Depuis cette fatale époque de 1756, la» France s’avilissait au point de jouer un rôle subalterne» dans les sanglantes tragédies du despotisme ; elle était» asservie à l’ambition toujours-inquiète, toujours agis-» santé de la maison d’Autriche , à qui elle avait sacrifié» ses alliances naturelles (1).
» Dès que la maison d’Autriche a vu dans notre» constitution que la France ne pourrait plus être le» servile instrument de son ambition , elle a juré la des-» truction de cette œuvre de la raison ; elle a oublié tous» les services que la France lui avait rendus ; enfin, ne» pouvant plus dominer la nation française, elle est de-» venue son ennemie implacable.
» La mort de Joseph II semblait présager plus de» tranquillité de la part de son successeur; Léopold qui» avait appelé la philosophie dans son gouvernement» de Toscane , paraissait ne devoir s’occuper que de ré-» parer les calamités que l’ambition démesurée de son« prédécesseur avait attirées sur ses états. Léopold n’a» fait que paraître sur le trône impérial, et cependant* c’est lui qui a cherché à exciter sans cesse contre» nous toutes les puissances de l’Europe . C’est lui qui