174 HISTOIRE DES CUERRF.S DE LA RÉVOLUTION,elle anima d’une nouvelle ardeur depuis l’enfantjusqu’au vieillard. La garnison rivalisa avec lesbourgeois ; partout on travailla pour arrêter lesravages du feu et répondre en même temps àcelui des Autrichiens.
Le gouvernement français ne restait pas dansl’inaction ; à l’approche de l’ennemi, le généralLadourdonnaye, déjà en route pour Châlons ,reçoit ordre de retournera Lens, d’y rassemblerdes bataillons de volontaires et divers détache-mens tirés du camp de Soissons ou des placesde seconde ligne ; en un mot de tout faire poursecourir la place.
D’un autre côté , le général Lamarlière y entrele 3o avec quelques bataillons de volontaires, etbientôt la garnison sera plus nombreuse que l’ar-mée assiégeante. On estimait généralement celle-ci à 25 mille hommes ; et le duc Albert dut sansdoute à ce mécompte de n’avoir pas été plus for-tement inquiété dans son opération.
Cependant le bombardement, quoique moinsvif, continuait; l’incendie exerçait ses ravagesavec moins d’intensité. L’arrivée des pompes deplusieurs villes voisines , celle de six députés de laconvention venant partager les dangers et annon-cer des renforts, soutinrent à propos l’énergie desLillois . Dès le 6 octobre on s’aperçut que l’en-nemi jetait des barres de fer , et cette indicationde L’épuisement de ses moyens , donna l’espoir