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Tome second. Campagne de 1792.
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LIVRE II, CHAP. VIII* 175

dune délivrance prochaine : enfin le 8 au matinon vit avec satisfaction quil levait le siège et seretirait sur Gruson .

Les Autrichiens avaient en effet renoncé à leur Levée daentreprise. L'état de lartillerie, hors de service Slcsepar lusage immodéré quon en avait fait, le défautde munitions, et laccroissement successif ducamp de Leus , ne laissaient dailleurs plus lesmoyens de la continuer. La retraite se fit avecprécaution et ne fut point inquiétée.

Cette tentative du duc , blâmable dans le prin-cipe puisquil ne pouvait en espérer aucun ré-sultat , le fut bien davantage après la retraite dela grande armée alliée. On conçoit quil ait ignoréle peu de succès de la canonnade de Valmy ;mais quil nait pas été averti au x er octobre quela retraite devait commencer le 27 septembre ,cest ce qui surprendra tout le monde. Pour sonhonneur, il faut pourtant le croire; car, com-ment simaginer quil eût résolu la ruine duneville quil navait plus lespoir de faire capituler.

Labourdonnaye venait dentrer dans Lille 7 octobre,avec quelques bataillons, lorsque lennemi son-gea à la retraite :1e général Ghampmorin le pour-suivit avec un faible détachement. La garnison,aidée dune multitude dhabitans, alla détrifirples tranchées çt les batteries ; et les troupes ducamp de Lens étant enfin arrivées le 12 au nom-bre de 12 mille hommes , on les fit camper à