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LIVRE XV, CHAI’. LXXXtX.
le Thé et ]e Magliaretto , Je corps de place serabientôt ouvert. L’ouvrage à corne de Pradellaétant trop exigu , n’est capable d’aucune résis-tance , car les batteries du front d’attaque serontruinées en un instant par l’assiégeant. A la vé-rité, il faudra qu’il traverse une longue inonda-tion pour arriver à la brèche; mais enfin cet obs-tacle n’est pas insurmontable. Le faubourg St.-Georges a le définit contraire de Pradella , etexige à lui seul au moins 3 mille hommes pour sadéfense. La citadelle, quoique bonne, ne sauraitservir de refuge à la garnison, puisqu’elle n’estséparée de la ville que par un vieux mur d’en-ceinte ébréché en plusieurs endroits. Considéréecomme tète de pont, elle ne peut nullementfavoriser les sorties, attendu qu’elle est bâtieau nord du lac, et que ce sera toujours au sudque l’on attaquera Mantoue .
La force de cette place réside donc unique-ment dans la manoeuvre des eaux. Or, tout leurjeu est formé par trois écluses. Celle de la cita-delle permet d’élever ou de baisser à volonté leseaux du lac supérieur, celle de Pradella donneentrée aux eaux du lac supérieur dans le Pajolo ;enfin l’écluse de la porte Cerèse qui permet deretenir les eaux du canal de Pajolo et de les re-verser dans le marais pour augmenter la force dela place. De ces trois écluses, la dernière n’estpour aiusi dire pas couverte : la seconde tombei5. 3