46 HISTOIRE DES CUERRES DE LA. RÉVOLUTION,nombre de feux sur la porte de Pradella, l’uni-que par laquelle la garnison pût communiquerde la place aux ouvrages extérieurs. Le généralFoissac, altéré, allait réunir un conseil, lors-que, le 27 au matin, le baron de Kray lui en-voya une seconde sommation, eu lui annonçantla reddition de la citadelle d’Alexandrie et l’en-trée des Alliés à Florence, à Livourne et à Luc-ques.
Capitula- L’apparition du parlementaire consterna les
Mantoue . principaux officiers de la garnison. On ne doutaplus que l’eunemi 11e fût déterminé à tirer partide tousses avantages. C’est dans cette dispositiond’esprit qu’on arriva au conseil , et qu’on dé-cida, presqu’à l’unanimité, qu’il fallait entreren pourparler avec le général Kray. Son parle-mentaire fut donc accompagné à son retour dugénéral Monet, chargé par le gouverneur de né-gocier le libre retour de la garnison à l'arméeavec armes et bagages. Après plusieurs débats,Latour Foissac signa, le 3o juillet, la capitula-tion sous la simple réserve que la troupe ren-trerait en France jusqu’à parfait échange.
Deux heures après, les eaux du lac supérieurse précipitant avec violence contre la digue, enenlevèrent plus de 60 pieds, et donnèrent àl’inondation du Pajolo, une profondeur si res-pectable que la garnison eut regret de sa préci-pitation; de l’aveu même du gouverneur elle