LIVRE XV, CHAP. LXXXIX. 47
aurait pu prolonger sa résistance au moins dehuit jours, car l’assiégeant aurait été forcé d’ar-river à la brèche sur des radeaux, entreprisedangereuse que les troupes les plus braves nerecommencent jamais deux fois.
Quoi qu’il en soit, le lendemain , 7,690 sous-officiers et soldats, dont 6,622 Français , 601 Ci-salpins ^467 Suisses , furent dirigés vers les fron-tières de France . Près de 1,000 officiers , parmilesquels se trouvaient 6 généraux, furent en-voyés dans les états héréditaires. 11 ne resta dansla place que 1,220 malades et un millier de Po-lonais qui furent retenus par les Autrichienscomme déserteurs.
Ainsi tomba Mantoue après i 4 jours de tran-chée. Les Impériaux y trouvèrent 6 j 5 bouches àfeu et des approvisionnemeus de bouche pourplus de 6 mois, outre une belle flottille de 1 5 bar-ques canonnières portant du 4 et du 6.
La chute prématurée de ce boulevard, ayantpermis à Kray de renforcer Suwarof de 18 à 20mille hommes, qui arrivèrent sur la Bormida àl’époque où Joubert descendait de l’Apennindans la plaine de Novi, 011 voit qu’elle décida dela campagne. Jamais gouverneur ne fut pour-suivi avec plus d’acharnement que Foissac; lahaine qui envenime et dénature tous les faits,l’accusa de lâcheté, de trahison et d’improbité,quand il n’était coupable que de faiblesse. Dans
Funestesrésultatsqu'elie eut