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Tome sixième. Campagne de 1794. - Seconde période.
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LIVRE XV, CHAP. XCVIII. 3 q 5

donnaitla constitution; mais ils prirent le changeet restèrent plongés dans un état d'iuertie quoneût été tenté de prendre pour de la stupeur. Dunautre côté, les meneurs des conseils savaienttrop bien que personne nélèverait la voix eufaveur de cette majorité monstrueuse du direc-toire. Les revers des armées, préparés par sonincurie , les malversations et la morgue insolentede ses agens civils et militaires, judiciaires et di-plomatiques, nétaient pas les seules causes dela haine quon lui portait. Cétait surtout à l'im-moralité du chef de ce triumvirat, que les-partemens attribuaient l'irruption de cette nuéedemployés avides qui eu dévoraieut toutes lesressources. On lui reprochait encore larbitraireet le désordre de toutes les parties de ladminis-tration, linégale répartition des charges publi-ques entre les hommes du jour et ceux quil af-fectait de considérer comme ennemis de lEtal;enfin on imputait à Barras jusquà la honteusedépendance des tribunaux ; car Moulins et Go-hier, récemment recouverts du manteau direc-torial, nayant pas eu le temps de participeratant dodieuses mesures, il assumait sur sa têtetoutes les charges de la responsabilité.

Au dehors, dans les armées, les triumvirs necomptaient aucun appui. Dailleurs les victoiressignalées de Masséna en Helvétie, et de Brune enHollande, étaient compensées paries défaites de