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Tome sixième. Campagne de 1794. - Seconde période.
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LIVRE XV, C1IAP. XCVI1I. 4 2 ^

bitraires des ministres, fait honneur aux prin-cipes philosophiques de ses auteurs; mais cétaitune brillante utopie ; car le sénat, privé detoute influence dans les transactions journalièresdu gouvernement, nayant pas plus de partala législation quà ladministration, ne fut bien-tôt quun monstre politique , instrument hon-teux de tous les empiètemens quil était spécia-lement chargé de repousser.

Quoique le peuple neût pas lieu de sapplau-dir beaucoup de lexercice de sa souverainetédepuis quon lavait proclamée, cependant ledogme en fut consacré, par prudence sans doute,parce quon crut le parti populaire encore troppuissant pour heurter ses maximes favorites.

Mais on priva la multitude de lexamen immédiatde ses droits, regardés depuis la révolutioncomme la pierre fondamentale de lédifice répu-blicain. A peine laissa-t-on au peuple lélectionde ses juges de paix; pour toutes les fonctionsnationales, sa puissance fut restreinte au droitde présentation, encore eut-on soin de prévenirle mauvais usage quil en pourrait faire , par unetriple notabilité, et en accordant au sénat la fa-culté de frapper de nullité les listes déligihles ,dans le cas elles ne seraient pas à la conve-nance du gouvernement.

Telle était cependant la lassitude du peupl 6 La France français , et la force dopinion dont jouissait' y^lopte