l\11 HISTOIRE DES GUERRES DE LA REVOLUTION.
la presse. On put apprécier la cause de cette ré-ticence , lorsqu’on vit le premier consul suppri-mer par un arrêté un grand nombre de feuillespériodiques , en fixer le nombre et attribuer à sapolice le droit d’en surveiller et d’en arrêter lapublication; et si l’extinction des haines de partifut en partie due à cette mesure, on ne sauraitméconnaître ses avantages, lorsque le soin del’appliquer est confié à des mains habiles. Onavait négligé, par suite de la même intention,de décider à qui appartiendrait l’élection auxemplois municipaux ; un arrêté consulaire ré-para cet oubli, et, malgré les réclamations dutribun Chauvelin , trancha en faveur du consulla question qu’il faisait naître.
On voit par celte esquisse rapide que ce pactese distinguait éminemment des précédons , parla stabilité qu'il donnait au gouvernement, en jmettant un terme aux perpétuelles oscillations id’un directoire qui changeait tous les mois de ,président et de système, et lui substituant une !première magistrature dont les pouvoirs , mieux jtracés et fixés à dix ans, laissaient du moins le jtemps de mûrir un plan d’admiuisti’ation ou une ]entreprise quelconque. j
L’idée d’un sénat principalement destiné à !conserver le pacte constitutionnel et à garantir 1les libertés publiques et individuelles contre lesusurpations de pouvoir, ou contre les actes ar-