LIVRE VIII, C1IAP. XLVII. 9$
jusqu'aux seconds retranchemeus de Melogno.Les pertes des deux partis furent balancées; onles estima, pour chacun, à mille hommes horsde combat.
Le jour où les républicains étaient ainsi battuspar les Impériaux, ils prenaient leur revanchesur les Piémonlais au col de Tende. Le marquisde Vitali, qui commandait dans la vallée deLimone, ayant reçu l’ordre de Colli de cher-cher à s'emparer du col de Tende , et certainde la difficulté d’aborder cette position de front ,résolut de l’attaquer eu faisant partir deux co-lonnes d’Arpiola et de Collapiana situés sur seslianes ; une troisième colonne ne devait agir surla grande route qu’en cas de succès d’une desdeux premières. Cette disposition était assezsage ;néanmoins elle manqua son but, parce que lemauvais état des chemins transforma cette atta-que combinée en deux partielles et isolées.
La colonne de droite partant d’Arpiola, che-mina sans être aperçue dans la petite gorge quise trouve au milieu du col de Cornis, et arrivavis-à-vis le Sabione à la pointe du jour. Reconnuepar un poste avancé qui commença aussitôt unefusillade très-vive, elle lit bonne mine à mauvaisjeu, et voulut enlever de force le camp qu’ellecroyait surprendre ; mais la brigade Lebrun ayanteu le temps de courir aux armes, l’accueillit sichaudement, qu’au bout de quelques minutes,