LIVRE XII, ClIAP. LXXIV. l 55
répandue dans Vienne , devait souhaiter la con-clusion d’une paix définitive, pour s’assurer lamise en possession des indemnités qui lui étaientdévolues.
Eu vain le cabinet de Londres promettait de neposer les armes qu’après avoir obtenu la restitu-tion de la Belgique : il fallait, pour la reprendre,passer sur le corps à 200 mille hommes victo-rieux; et le cabinet de Vienne ne s’eu sentaitpas les forces. Et qu’importait, après tout, à laMaison d’Autriche de se consumer en vains ef-forts pour qu’Anvers ne restât pas à la France ;quand on pouvait échanger les Pays-Bas , si éloi-gnés des Etats héréditaires, contre de riches payslimitrophes , avec d’excelleus ports sur l’Adria-tique? •
On doit croire que ces puissantes considéra-tions entraînèrent en effet le cabinet de Vienne ,puisque ses plénipotentiaires, réunis à Monte-bello avec le général Bonaparte, convinrent detraiter d’abord de la paix définitive, sans attendrele résultat du congrès de Berne (1). Cette stipu-lation entrait trop dans les vues manifestées entoute occasion par le directoire, pour qu’il 11e
(i; Le duc de Gallo signa , le 24 mai , cette convention , et,quoique Thugut ne Fait pas approuvée , on peut croire qu’elle nefut pas arretée contre la teneur des instructions données à ce ne-;ffocialeur.
définitive-ment sanscongrès.