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Tome dixième. Campagnes de 1797 et de 1798.
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LIVRE XII, ClIAP. LXXIV. l 55

répandue dans Vienne , devait souhaiter la con-clusion dune paix définitive, pour sassurer lamise en possession des indemnités qui lui étaientdévolues.

Eu vain le cabinet de Londres promettait de neposer les armes quaprès avoir obtenu la restitu-tion de la Belgique : il fallait, pour la reprendre,passer sur le corps à 200 mille hommes victo-rieux; et le cabinet de Vienne ne seu sentaitpas les forces. Et quimportait, après tout, à laMaison dAutriche de se consumer en vains ef-forts pour quAnvers ne restât pas à la France ;quand on pouvait échanger les Pays-Bas , si éloi-gnés des Etats héréditaires, contre de riches payslimitrophes , avec dexcelleus ports sur lAdria-tique?

On doit croire que ces puissantes considéra-tions entraînèrent en effet le cabinet de Vienne ,puisque ses plénipotentiaires, réunis à Monte-bello avec le général Bonaparte, convinrent detraiter dabord de la paix définitive, sans attendrele résultat du congrès de Berne (1). Cette stipu-lation entrait trop dans les vues manifestées entoute occasion par le directoire, pour quil 11e

(i; Le duc de Gallo signa , le 24 mai , cette convention , et,quoique Thugut ne Fait pas approuvée , on peut croire quelle nefut pas arretée contre la teneur des instructions données à ce ne-;ffocialeur.

définitive-ment sanscongrès.