1 56 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION,s’empressât pas d’y adhérer. Malheureusement,dans l'intervalle, le cabinet de Londres , auquell’Empereur avait notifié les préliminaires , lui litsentir l’imprudence d'entrer seul en discussionavec un général victorieux, et le détourna de saL'Autriche première résolution. La paix définitive ainsi re-éVventéga- cu ^ e » l’ am ^iti on assiégea bientôt les deux par-lement de Ees contractantes, en laissant entrevoir à clia-
nouvelles ,
prétentions, cune, dans les négociations ultérieures, la pos-sibilité d’obtenir des conditions plus avanta-geuses. L’Autriche se flatta, sinon de recouvrerla totalité de ses possessions eu Italie,du moinsd’en obtenir de plus amples indemnités; et, deson côté, le directoire espéra acquérir Mantoue pour la république cisalpine.
Démons'ra- Ce changement subit de dispositions des deuxhostiles P art,s pouvant remettre, après de vaines confé-rences, la décision des points contestés au sortdes armes, l’Empereur, comme le directoire,songèrent à prendre une attitude imposante surle théâtre présumé des prochaines hostilités.Pour le cabinet de Vienne , ce n’était pas choseaisée: car il fallait à la fois rétablir les finan-ces, et se créer une armée, sans subsides del’Angleterre. Mais l’affection et le dévouement deses sujets, et le crédit alors assez soutenu de sonpapier-monnaie,lui offraient des ressources pourainsi dire inépuisables. L’Empereur ne larda pasà réorganiser une armée de 70 à 80 mille hommes