1 58 HISTOIRE DES GUERRES DE I.A REVOLUTION,d’engager contre enx , abandonna au général enchef de l’armée d’Italie le soin de tenir tête à l’o-rage, se bornant, pour assurer ses derrières et sesflancs, à employer le temps des négociations àbouleverser, par des machinations révolution-naires, tous les pays qui, comme le Piémont,Gênes,la Toscane etl’Etatecclésiastique , avaientéchappé à la loi du vainqueur.
Soit que Bonaparte , après un mûr examen deses ressources , jugea téméraire d’ouvrir la cam-pagne, soit qu’il fut jaloux de Conserver une ré-putation jusqu’alors intacte , ou qu’enfin il sentitle prix d’ajouter à la gloire des armes le beaurôle de pacificateur, il affecta un grand désir d’ac-célérer la marche des négociations. Il prit, à lavérité, toutes les mesures pour n’êlre pas attaquéà l’improviste , concentra ses troupes dans lEtatde Venise , fit fortifier Palma-Nova et üsoppo ,pivots présumables des opérations ultérieures,approvisionner toutes les places sur ses derrières,et renforcer les garnisons des îles de l’Adriatique,mais crut devoir déployer de la modération dansses entrevues avec le duc de Gallo. Une pareilleconduite, dictée parla prudence, lui réussit;et il eu résulta la convention déjà mentionnéede Moutebeîlo.
Cet acte stipulait que le traité définitif seraitconclu et ratifié par l’Empereur et le direc-toire , avant l’ouverture des négociations avec