176 HISTOIRE DF.S GUERRES DE LA REVOLUTION.
des torts appareils envers l'ambassadeur de Fran ce ; mais ees torts provenaient de faiblesse. S’il eûtattendu l’issue des éve'nemens, nul doute qu’illui eût été facile de se justifier: mais , après avoiren quelque sorte rendu la république françaisegarante du premier décret qui promettait aupeuple des changemens dans la forme de la con-stitution parTintervention de son ministère, quelprétexte pouvait-il alléguer pour en différerl’exécution ? L’espoir qu’il mit assez sottementen la justice du directoire , 11e tarda pas à êtredéçu. Celui-ci n’eut pas grande peine à trouverdes prétextes pour éluder la réception des deuxdéputés génois, jusqu’au moment où la chutedu gouvernement qu’ils représentaient, annulaleur mission.
Bonaparte , après avoir envoyé un de ses ai-des-de camp prendre connaissance des choses,exigea du doge, pour préliminaires , l’élargisse-ment de tous les Français compromis , le désar-mement de la populace , et 1 ’arrestalion de tousles nobles provocateurs de la contre-révolution.On s’aperçut trop tard du mauvais choix del’arbitre. Le petit conseil convoqué accorda ,comme on s’y attend, la liberté des Français ;promit d’effectuer le désarmement, et éluda letroisième article , eu vertu duquel Faypoultrequérait l’arrestation des deux inquisiteurs d’é-tat et du patricien François-Marie Spinola.