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tution, dont vin article portait expressément l'a-bolition de la religion catholique.En vain le gou-vernement, prévenu de ces symptômes de trou-bles , envoya des prêtres rassurer les hahilans;le zèle de ces nouveaux missionnaires échouacomplètement. Le 3 septembre , le tocsin sonnadans la vallée de Bisagno , et toute la populationvirile , conduite par les curés et les syndics , seporta dans la plaine, où elle fut bientôt renforcéedes habitans des villages voisins.
Le général Duphot, qui avait eu beaucoupde peine à former des anciens corps de la répu-blique , six bataillons vie ligne peu sûrs (puisqu’ilsse composaient en grande partie de vagabonds ) ,alla à la l’encontre des rebelles , avec une co-lonne mobile de i5 à 18 cents hommes. Lecombat ne dura pas long - temps ; une partievies insurgés se retira sur Sarzano , le plus grandnombre dans la vallée de Polcevera. Mais cesuccès fut trompeur ; car, dans la nuit du 4au 5 septembre , les paysans de cette vallées’étant levés au nombre de 10 à 1 1 mille, s’em-parèrent du fort de l’Eperon et de la secondeenceinte de Gênes . Duphot qui comptait pou-voir dissiper ce second rassemblement commele premier, fut forcé de rentrer en ville aprèsune courte reconnaissance. Son retour causala plus grande consternation à Gènes ; et si lespatriciens , qui avaient fomenté l’insurrection,
Dupliotrepoussépar lesinsurgés.