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Tome dixième. Campagnes de 1797 et de 1798.
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J 82 HISTOIRE DES GUERRES DE LA REVOLUTION.

avaient su la diriger , nul doute quils ue se fus-sent rendus maîtres de la ville: mais personnenayant poussé la multitude plus avant , elleouvrit loreille aux propositions que lui lit legouvernement provisoire , par lintermédiairede larchevêque. Dabord , elle ne demanda quelexercice de la religion catholique : mais , à me-sure quelle saperçut de la faiblesse du gouver-nement, elle devint plus exigeante; et, aprèsvingt-quatre heures de pourparlers, elle insistasur le rétablissement de lancienne constitution.Dès-lors, les conférences furent rompues, et laforce dut en décider.

Renforcé à Dans lintervalle, Duphot, qui avait rassemblé* e disperse^ environ a,5oo hommes de troupes régulières ,sétait rendu maître de plusieurs points de la côte.Une partie des habitans de la rivière du Ponent,partisans du nouvel ordre de choses , étaient ac-courus au secours des Génois ; et le danger desubir le sort dune ville prise dassaut, réveillantles patriotes les plus tièdes , la garde nationalefournit 3 à 4 mille hommes qui, de concert avecles troupes de ligue sous la conduite de Duphotet de plusieurs autres officiers français , assail-lirent les positions des insurgés, et les en chas-sèrent après un combat vigoureux , dans la ma-tinée du 6.

Peudant que ceci se passait sous les murs deGênes , les habitans de Sarzano furent maintenus