J 82 HISTOIRE DES GUERRES DE LA REVOLUTION.
avaient su la diriger , nul doute qu’ils ue se fus-sent rendus maîtres de la ville: mais personnen’ayant poussé la multitude plus avant , elleouvrit l’oreille aux propositions que lui lit legouvernement provisoire , par l’intermédiairede l’archevêque. D’abord , elle ne demanda quel’exercice de la religion catholique : mais , à me-sure qu’elle s’aperçut de la faiblesse du gouver-nement, elle devint plus exigeante; et, aprèsvingt-quatre heures de pourparlers, elle insistasur le rétablissement de l’ancienne constitution.Dès-lors, les conférences furent rompues, et laforce dut en décider.
Renforcé à Dans l’intervalle, Duphot, qui avait rassemblé* e disperse^ environ a,5oo hommes de troupes régulières ,s’était rendu maître de plusieurs points de la côte.Une partie des habitans de la rivière du Ponent,partisans du nouvel ordre de choses , étaient ac-courus au secours des Génois ; et le danger desubir le sort d’une ville prise d’assaut, réveillantles patriotes les plus tièdes , la garde nationalefournit 3 à 4 mille hommes qui, de concert avecles troupes de ligue sous la conduite de Duphotet de plusieurs autres officiers français , assail-lirent les positions des insurgés, et les en chas-sèrent après un combat vigoureux , dans la ma-tinée du 6.
Peudant que ceci se passait sous les murs deGênes , les habitans de Sarzano furent maintenus