LIVRE XII , CHAP. LXXVr. 235
la vie sous le règne de la terreur , et à qui ilétait redevable de son avancement.
Forts de l’appui des troupes et des générauxqui les commandaient, les triumvirs levèrent lemasque. Ils ôtèrent le commandement de la dix-septième division militaire au général Hatry ,qui n’étaient point homme à seconder leurs pro-jets, pour le donner à Augereau, dont ils sti-mulèrent encore l’ardeur, en le leurrant de l’es-poir de le prendre pour collègue , après l’expul-sion des directeurs qui leur étaient opposés.N’ayant pu décider Carnot, chargé de la directiondes affaires militaires, à diriger îoà 12 millehommes de l’armée de Sambre-et-Meuse vers lescôtes , d’abord , sous prétexte de l’expéditiond’Irlande , et ensuite des troubles de Bretagne ,ils prescrivirent ce mouvement à son insçu, entraçant l’itinéraire des colonnes de telle manière,qu’elles pussent arriver dans les environs de Pa ris , et y seconder l’exécution de leurs desseins.
L’apparition soudaine des divisions Richepanseet Lemoine à Laferté-Aleps et Soissons , causaune vive sensation dans les conseils. Deux mem-bres de la commission des inspecteurs se pré-sentèrent chez Carnot, alors président du direc-toire , qui assura n avoir aucune connaissancede ce mouvement. Le ministre de la guerre ayantfait la même déclaration, les conseils éclatèi’enten reproches. Le directoire se justifia d'une ma-