Mesures desconseils.
Le direc-toire lessignalecommeroyalistes.
236 HISTOIRE DES GUERRES DE LA REVOLUTION,nière dérisoire , en rejetant sur un commissairedes guerres, l’irrégularité de l’ilinéraire des trou-pes qu’il dit être destinées pour l’ouest; et,néanmoins, après quelques contre-marches, ellesfurent cantonnées dans les environs de Paris .
A ces actes d’hostilités réelles , le corps légis-latif ne put opposer que des décrets. 11 prit d’a-bord la résolution prudente de faire fermer lesclubs jacobins , qui s’étaient rouverts sous letitre de cercles constitutionnels; mais il échouadans les coups qu’il voulut porter successivementà Barras et à Réveillère , en s’informant de l’Agedu premier lors de son entrée au directoire , eten discutant le mode de constater la démenced’un directeur ou d’un représentant. 11 était unmoyen plus sûr de déjouer les triumvirs, c’étaitde s’occuper de la réorganisation de la garde na-tionale. Pichegru la proposa , mais sa motion futajournée ; parce qu’on ne crut pas la circon-stance assez grave , pour s’en occuper toute af-faire cessante.
Le directoire , de son côté , ne négligeait au-cun moyen de fortifier la haine du peuple, enlui montrant dans ses ennemis les fauteurs dela royauté. La police étant parvenue à obtenirde Duverne de Presle, agent de Louis XV11I, desrévélations sur l'existence d’un complot pour lerétablissement des Bourbons , les triumvirs lesrendirent publiques , afin de convaincre les plus