LIVRE XIV, ClIAP. LXXXIIJ. I27
mais bien que le premier parti lui parût préfé-rable, il 11’osait s’y déterminer, parce qu’il n’a-vait pas d’idée précise de la position et des pro-jets de son adversaire. 11 n’était pas invraisem-blable que Jourdan, après avoir acquis la cer-titude de la supériorité numérique des Autri-chiens, ne cherchât à éviter une bataille, dansl’intention de prendre une position sur la rivedroite du Rhin entre le lac de Constance etSchafïbausen , pour attirer à lui une partie del’armée d’IIelvélie, et tenir ainsi les Impériauxen échec, jusqu’à ce que la fortune lui offrîtune occasion plus favorable de reprendre l’of-fensive. Il fallait donc avant tout lui surprendreson secret, et ce fut dans cette vue qu’aprèsavoir renforcé Nauendorf de 3 bataillons et 12escadrons, le prince se proposa de pousser lelendemain sur Aacli une forte reconnaissance,tandis que le comte de Meerfeld chercherait àdébusquer St.-Cyr du bois où il s’était maintenula veille.
De son côté, Jourdan pénétré de l’importance j our( j an sede Stockach où aboutissent toutes les routes de décide à
. , I attaquer.
Suisse, de Souabe et de la vallee du Necker,et ne pouvant d’ailleurs continuer sa retraitesans compromettre ses Communications avecMasséna , avait résolu d’attaquer les Autrichiens.
Averti par les démonstrations de la journée , desprojets de l’Archiduc, il voulut le prévenir, et