PIÈCES JUSTIFICATIVES.
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N° 2.
Message du directoire servant de manifeste contrel’Autriche (12 mars 1799-)
Nous avons rapporté au chapitre 81, tous les torts du directoireenvers les puissances européennes par les nombreuses agressionsqu’il se permit aussitôt apres la paix de Caaipo*Formio. Le mes-sage suivant contient l’apologie de sa conduite. Comme nos lec-teurs sauront bien démêler le faux d’avec le vrai, nous devons ànotre impartialité de leur soumettre cette pièce.
« Citoyens représentais , quelle que soit la grandeur» des événemens qui ont eu lieu depuis la conclusion» du traité de Campo-Formio , on a présent encore le» souvenir de ceux qui l’avaient précédé. On n’a point» oublié que ce fut après cinq années de triomphes,» et au moment où les armées françaises n’étaient plus» qu’à trente lieues de Vienne , que la république con-» sentit à suspendre le cours de ses victoires, et préféra» au succès de quelques derniers efforts , le rétablisse-» ment immédiat de la paix. On se rappelle que, lors-» que le traité fut connu, la modération du vainqueur» parut si grande , qu’elle eut en quelque sorte besoin» d’apologie.
» Aurait-on prévu que ce pacte, où la force s’était» montrée si indulgente , où la plus libérale compen-» sation devait étouffer tout regret, loin d’obtenir la» stabilité qui lui paraissait promise, ne serait même,» dès son principe , que le gage imposteur d’une récon-» ciliation éphémère ; et que les atteintes subites qui» lui seraient portées, émaneraient toutes de la puis-