PIÈCES JUSTIFICATIVES. 44^
» sance , qui lui devait l’ample dédommagement des” pertes qu’elle avait éprouvées par la guerre (i)?
» Quel contraste , en effet, étrange et soutenu ! Tan-» dis que la république apporte un soin constant à» remplir chaque stipulation d’un traité , qui n’est en» proportion ni avec ses succès, ni avec ce qu’elle» pouvait tirer de vengeance légitime des plans de» destruction formés et poursuivis contre elle; l’An-» triche, au lieu de se montrer satisfaite d’un rappro-» chement qui lui a épargné les plus grands malheurs,» ne paraît occupée qu’à détériorer, qu’à détruire le» pacte qui a fait son salut. »
Parmi les violations du traité, que cette puissances’est permises, quelques-unes ont été si manifestes,qu’elles ont déjà excité l’étonnement de l’Europe etl’indignation des républicains : d’autres , moins publi-ques ou moins aperçues, n’ont pas été cependant moinshostiles; et le directoire executif ne peut pas différerdavantage à retracerai) corps législatif les circonstancesde la conduite du cabinet autrichien ; conduite vrai-ment offensive, attentatoire à l’état de paix, et qu’aucuneffort, aucun exemple n’ont pu ramener à l’observationdes engagemens contractés.
A l’époque même où le traité de Campo-Formio futconclu , il avait été réciproquement stipulé, par un acteadditionnel au traité , que toute la partie du territoiregermanique, qui s’étend depuis le Tyrol et la frontièredes Etats autrichiens jusqu’à la rive gauche du Mein ,serait évacuée à la fois par les troupes françaises et