12 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
Position des L’armée française se trouvait, depuis le 20 ,
sur la Naab, entre Naabourg et Sckwandorf.Bernadotte avait été dirigé sur Neumarck, dansla vue d’en couvrir le flanc. Si l’on jette un coup-d’oeil sur la carte, on verra qu’il semblait aven-turé. En effet, le flanc de l’armée n’était pasmieux couvert par une division postée à Neu-marck, que si elle eût été établie à Castel ; car5o mille hommes pouvaient marcher eulr’elle etl’armée, et l’en séparer pour toujours. D’ail-leurs, rien n’empêchait l’Archiduc de se portersur le flanc de Bernadotte, par Burg et Nurem-berg . S'il fallait couvrir toutes les routes par oùl’ennemi peut arriver, on n’aurait jamais de sé-curité. On éclaire l’extrémité de sa ligne par descoureurs : mais on ne la couvre qu'avec un dé-tachement qui soit toujours en mesure de pren-dre part au combat, s’il devient nécessaire. J'aidéjà eu occasion de faire cette observation ausujet des flanqueurs de Moreau, à l’aliaire deNeresheim .
Bernadotte Bernadette, convaincu le 22 août qu’il était
Teining. menace par, des forces supérieures, n en pritpas moins la résolution de se defendre à Tei-ning, où sa division occupait un tort bon poste.L’Archiduc , qui avait tout à gagner en 1 atta-quant avec ses forces réunies, n’avait l'intentionde pousser ce jour là qu’une reconnaissance à latête de son avant-garde; mais la facilité avec