l8 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
INauendorf vint se formera sa gauche, et tousdeux attaquèrent alors la position, sous la pro-tection d’un violent feu d’artillerie. Le jour com-mençait à baisser : Jourdan jugea qu’il étaittemps de songer à la retraite, et il eu donnal’ordre. La division Grenier vint s’établir à Pacli-tesfeld pour couvrir la droite; Championnetcampa sur les plateaux à droite de Suîzbacb;Collaud dut rester eu avant de cette ville.
La cavalerie autrichienne pressa l’arrière-garde de JNey, et celui-ci qui ne cherchait quedes occasions de combattre, tint ferme à Wiesel-liof, dans l’espoir que sa bonne contenance suffi-rait pour arrêter la poursuite. 11 ne tarda pas àêtre atteint et assailli par de nombreux esca-drons. La a3 e de ligne fut disposée en carré,et on forma un échelon en arrière, avec la20 e légère. Plusieurs charges de cavalerie autri-chienne échouèrent contre ce carré de la 23 e ,que le général Werneck, à la tète d’un régimentde cuirassiers, parvint enfin à rompre. Ce bravecorps perdit dans cette action , son colonel Des-hayes , et près de mille hommes hors de combat.
L’arrière-garde de la division Championnet,commandée par le général Klein , également at-teinte par la cavalerie ennemie et sur le pointd’être enveloppée, se vit forcée à faire un longdétour vers la gauche , pour venir passer la Peguitz prèsd'Hershruck. Celte journée, honorab!