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Tome douzième. Campagne de 1799. - Deuxième période.
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5o HISTOIRE DES GUERRES DE LA. REVOLUTION,isolait encore davantage l’armée de Sambre-et-Meuse. A la vérité , le point offensif le plus avan-tageux était sur llun ; mais, pour l’atteindre,il aurait fallu une seule armée en Allemagne . Dèsqu’on avait commis la faute d’entrer en cam-pagne avec deux corps d’égale force, il y avaitde la témérité à en porter un sur l’Iser, pen-dant que l’autre revenait sur Dusseldorf . Cettefaute prouve, au re.ste, toute la difficulté de fairecoïncider les mouvemens de deux masses quimarchent, de bases différentes , vers le même,but : elle démontre, à plus forte raison, l’im-possibilité de faire agir, avec ensemble, des divi-sions répandues depuis les bords du lac de Cons-tance , jusqu’auprès d’Egra en Bohème.

Le général Moreau , auquel on en a fait le re-proche, paraît avoir été influencé en cette occa-sion par l’ordre du directoire , qui lui prescrivaitde détacher i5 mille hommes dans le Tyrol,pour seconder les efforts de Bonaparte dans lavallée de l’Adige. 11 était difficile, en effet, dejeter un corps de cette force sur Inspruck , d’uncôté ; et de courir en même temps sur Aichstett,de l’autre. Ce détachement iûtempeslif, qui,sans aller à sa destination, paralysa néanmoinsles résolutions de Moreau, n’aurait point euces funestes résultats , si toutes les forces em-ployées en Allemagne eussent été réunies dansla même main , et concentrées dans la vallée du