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LIVRE XI , CHAP. LXIII.
côté , réussit à faire passer deux brigades augué de Langwied, et à les établir sur la routede Neubourg. Cette affaire, où les troupes fran-çaises déployèrent de la vigueur , aurait eu dessuites plus avantageuses, si l’on eût manoeuvrésur Ottmaring, ou mieux encore de Lechhausenet Langwied sur Aicha (1). Les Autrichiens yperdirent cependant 17 pièces de canon et prèsde 1800 hommes , dont 1200 prisonniers.
Latour retira sa droite le 26 dans la directionde Landshut , derrière User , où le reste de sestroupes eut assez de peine à se remettre en ligne;le centre, aux ordres du prince de Furstemberg,s’établit à Riem , près de Munich ; Coudé à Kirch-trudigen ; Froelich , avec l’aile gauche, forte dei5 bataillons et 17 escadrons , s’étendit inutile-ment de Schoengau à Holzkirchen , au pied desmontagnes du Tyrol.
(r) Le point stratégique où l’armée française devait diriger sesefforts était, sans contredit , èelui d’Aicha, puisqu’on eût séparéle corps de Latour de celui de Mercantin , et coupé le gros desforces autrichiennes de la vallée du Danube et de ses communica-tions avec l'Archiduc . La dispersion du corps de Latour permettaiten outre de faire un double effort par Ottmaring , contre son cen-tre ; la moitié des troupes de St.-Cyr aurait dû marcher avec De-saix sur Aicha, et l’autre moitié avec Férino, sur Ottmaring. Decelle mauière l’armée autrichienne eût été hors d'état, de se iallier ;et les résultats eussent été incalculables : loin de là, Sh-Cyr futemployé à pousser Latour de front, tandis qu’on aurait dû laisserle corps autrichien où il était, pour le détruire plus sûrement.