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Tome douzième. Campagne de 1799. - Deuxième période.
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J,IVRE XI, CHAP. LXIII. 5g

Ceüe marche de la gauche des Français versÂichstett, aurait eu les suites les plus graves ,si Latour , habile à en profiter, eût rassembléses corps épars pour tomber sur la droite ou lecentre de Moreau , qui tenaient non-seulementune ligne trop étendue , mais encore divisée parle Danube : heureusement le général autrichien,ne s’écartant pas de la routine , opposa partoutdétachement à détachement. Il avait pourtant lechoix entre deux bons partis : le premier étaitde profiter de ja situation d’Lngolstadt, et de semettre avec le gros de ses forces à la poursuitede Desaix qui eût été perdu ; ce parti paraissaitd’autant plus sûr , qu’après avoir accablé cettedivision , Latour se fût trouvé en communicationdirecte avec l’armée de l’Archiduc , et en quelquesorte sur les derrières de Moreau. 11 n’avait rienà craindre dans le cas où l’armée de Rhin -et-Mo-selle le suivrait ; car l’Archiduc ayant gagné labataille de Wur tzbourg, c’eût été tendre un piègeà Moreau que de l’attirer dans cette direction.S’il ne voulait pas adopter ce parti qui lui four-nissait de si belles chances , il pouvait encorelaisser courir Desaix, et attaquer par la rive gau-che du Danube, le centre des Français qui, séparéde ses ailes par ce fleuve, se trouvait isolé à20 lieues d’elles. Ni l’une , ni l’autre de ces com-binaisons ne s’offrit à l’esprit de Latour ; et Mo-reau commit impunément une faute qui aurait

Fautesde Latour.