LIVRE XI, CHAP. LXIIÏ. 65
Tandis que les Autrichiens essayaient ce coupde main sur le principal pont de l’armée fran-çaise , celle-ci s’était établie sur l’IUer le 24 sep-tembre, sans aucun obstacle, n’ayant été suiviequ’avec une grande circonspection par Latour.
Le général Moreau qui avait eu l’intention des’arrêter quelques jours dans cette position , nerecevant pas de nouvelles de France , ni de l’ar-mée de Sambre-et-Meuse, ne se dissimula plusque l'Archiduc pouvait manoeuvrer sur ses der-rières. Informé d’un autre côté que Nauendorfs’avançait rapidement sur Ulm pour déborder sagauche et se lier au corps de Petrasch, il ci’utdevoir se hâter de gagner le Rhin .
L’armée se porta en trois marches des bords Moreaude l’Iller derrière le lac de Federsée , où elle déféréarriva Je 28. Le gros du corps de Férino , qui , !e ,a ‘-
avait rejoiut, vers Zell, les brigades Paillard etTarreau , se dirigea sur les hauteurs en arrièrede la Schussen , entre Raindt et Rawensbourg;le centre fut placé près de Steinhausen , entrele lac et l’abbaye de Schussenried ; Desaix passale Danube à Eliingen ; son arrière-garde soutintdans Ulm une canonnade contre Nauendorf, etne l’évacua que dans la nuit du 26 au 27. Lestroupes de cette aile prirent position entre lelac de Federsée et le Danube ; le quartier-gé-néral de Moreau s’établit à Sulgau. {Pi. XV~II.')
Les Autrichiens suivirent pas à pas ces mou-la. 5