LIVRE XI , CHAP. LXIII. 69
départ des ailes, l'attaque centrale se divisa entrois colonnes ; la brigade du général Gérard , ditVieux, se porta par Oggelshausen ; St.-Cyr dirigeala brigade Lecourbe et la réserve par la routequi conduit de Reickenbach à Biberach ; Du-hesine avec une brigade de sa division , marchaà travers les bois entre Schussenried etliolzreuthcontre Mercantin, pendant que l’autre, con-duite par le général Laboissière , contenait l’en-nemi à droite de Schussenried.
Les attaques de St.-Cyr commencèrent vers Attaque desept heures et demie; les 100 e et 106 e demi-bri- au centre,gades forcèrent l’infanterie autrichienne dans lesbois au-dessus de Steiuhausen. Vainement la ca-valerie impériale exécuta, pour la soutenir, unebelle charge jusque dans ce village : les grena-diers de la 106 e , aidés du g e de hussards, la re-poussèrent, et le corps de Baillet se retira surGrolh, où il se réunit à Latour : Mercantin etCoudé suivirent ce mouvement sur Winterstet-ten. Tout allait à merveille jusque-là; malheu-reusement St.-Cyr, au lieu de continuer à pous-ser l’ennemi sur la vallée de la Ryss , se déployaentre Muttensweiler et Watenweiler; un fauxrapport annonçant qu’une colonne ennemie dé-bouchait par Michelswand , inquiéta sa droite etralentit sa marche, de sorte que Baillet en futquitte pour une canonnade qui se prolongea àGrolh jusqu’à cinq heures du soir,