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Tome douzième. Campagne de 1799. - Deuxième période.
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LIVRE XI , CHAP. LXIII. 89

«n second combat paraissait inévitable ; car lesFrançais étaient toujours à même de défendreleur position principale tant qu’ils tenaient leshauteurs en arrière de Kandern , et le généralPiaueudorf n'avait pas de moyens suffisans pourpousser vivement ses succès. Cependant commeMoreau était déterminé à se retirer sur la rivegauche du Rhin, et n’avait reçu la bataille quepour donner le temps aux équipages de passerce fleuve avant lui, il fit sa retraite dans la nuit,et alla prendre position à Haltingen, d’où il serelira par le pont d Huningue durant la nuit et lelendemain matin 26. Ce mouvement se fit avecordre, sans que les Autrichiens tentassent del’inquiéter.

Ainsi finit cette retraite que d’une part on atrop vantée, et que de l’autre on a sans doutejugée avec trop de rigueur. L’armée du Rhin en-gagée en Bavière , tomba dans une position défa-vorable, par la retraite de Jourdan. Cette fausseposition où elle s’était volontairement engagéeaprès le départ de l’Archiduc , justifie assez lereproche encouru par Moreau, de n'avoir passuivi la marche de ce prince sur Nuremberg ,afin d'agir de concert avec l’armée de Sambre-et-Meuse; et lorsqu’après avoir négligé cette occa-sion de combattre le prince Charles avec desforces supérieures, la retraite de l’armée deRhin-et-Moselle devint indispensable, elle n’eut

Observa-tionssur cetteretraite.