LIVRE XI, CIIAP. LX1V. !
ment masquée par Jes avant-postes, que renne-mi croyait n’avoir allaire qu’au corps de blocus.La division Âiigereau, commandée provisoire-ment par le général Bon , et destinée à former lagauche, n’avait, comme la première, que troisdemi-brigades et six escadrons. Après avoir laisséun poste à Governolo, elle marcha sur St.~Georges en longeant la rive gauche du Minciopar Formigosa, afin de tourner la droite de l’en-nemi.
Le combat s’engagea vers midi par la divisionAugereau, qui repoussa les Autrichiens vers Cas-tellello. Dès que Wurmser fut instruit du mou-vement de cette colonne qui menaçait sa droite,il crut que les démonstrations de Sabuguet, surla gauche, n’étaient qu’accessoires, et que l’ar-mée française débouchait du côlé de Governolo;en conséquence, il dirigea son aile droite surTenca . Le combat commença à devenir plus vifsur ce point, et les Autrichiens y remportèrentdes avantages , que l’apparition prochaine de ladivision Masséna sur le centre, devait bientôtchanger en déroute. A l’instant où Lasalcette seportait avec vivacité entre la citadelle et la Favo-rite, Pigeon, qui avait passé par Villanova, tournala plaine, où la cavalerie impériale aurait pumanoeuvrer, et chercha à couper la communi-cation entre la Favorite et St.-Georges. Ces mou-vemens, en fixant l’attention des Autrichiens sur