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Tome douzième. Campagne de 1799. - Deuxième période.
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LIVRE XI , C 1 IAP. LXV. 169

donner les drapeaux français auxquels elle avaitété' jusqu’alors si fidèle. Aussitôt que ce générals’aperçut, le '7 novembre, que son adversairevenait de quitter les bords de la Brenta, il se miten marche pour le suivre sur Vicence . Proverade son côté ayant rétabli le pont qu’il avait étéforcé de couper, s’avança aussi sur Scalda-Ferro.Le 8, les Autrichiens entrèrent à Vicence , qu’ilstrouvèrent évacué, et le lendemain, ils cam-pèrent à Montebello. Ayant appris ici les succèsde Davidowich, Alvinzi résolut de marcher le 11à Villanova, et d’attendre uue sa droite eut forcéla position de la Corona et de Rivoli, et se fûtavancée sur Bussolengo ou Campara. Son inten-tion était de passer alors l’Adige de vive force,pour se réunir à*elle, et de marcher ensemblesur Mantoue . Il fit en conséquence des démons-trations contre plusieurs points à la fois, et ap-préciant sans doute l’importance de Vérone ,il rassembla des échelles pour l’escalader.

Bonaparte, qui n’ignorait pas le danger de saposition, était déterminé à tenter un coup devigueur pour en sortir. Il fallait déjouer le projetde son adversaire, ou perdre l’Italie ; et dansces circonstances , il valait peut-être autant laperdre par une défaite que par une retraite vo-lontaire. D’ailleurs, l’ennemi en partant de basesaussi divergentes que le ïagliamento et le Lawis,le laissait maître de diriger à volonté ses mouve-

s’avaiice surVillanova.

Le généralfrançais sedécide àl’attaque.