LIVRE XI, CHAP. lxv. igr
couvrir les communications des ponts , pendantqu’il se dirigeait avec le reste de sfes troupes versArcole, alin de se lier à l’armée. Dès que le mou-vement de retraite des Autrichiens fut prononcé,il déboucha de ce village , les poursuivit dans ladirection de San-Bonifacio , et se lia ensuite parsa droite avec la division Augereau. L’armée s’é-tablit, la gauche en avant d’Arcole, la droite àSan-Gregoi’io où elle passa la nuit.
Alvinzi, fatigué d’une lutte aussi longue etaussi pénible , forcé dans cette dernière journéeà quitter le champ de bataille après avoir perdubeaucoup de monde, désespérant de forcer ja-mais l’armée française dans un terrain si favora-ble à la défensive, prit enfin la résolution dese retirer le 18 à Montebello. Il paraît que lemanque de nouvelles sur l’issue des attaques deDavidowich, fut un des principaux motifs qui ledéterminèrent à la retraite.
Cette bataille de soixante-douze heures est sanscontredit une des plus remarquables delà guerre.Les efforts furent également honorables pour lesdeux partis, et leur perte grande ; on estima celledes Autrichiens de 7 à 8 mille hommes tués, bles-sés ou prisonniers. Celle des Français n’a pas étéindiquée ; on l’a exagérée en la calculant d’aprèsle nombre des officiers-généraux qui s’y sacrifiè-rent pour enlever les troupes, et qui se trouvantà leur tête dans un combat de chaussée, devaient
Retraited’Alvinzi