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Tome douzième. Campagne de 1799. - Deuxième période.
Entstehung
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LIVRÉ XI, CHAP. LXVII. 33g

Marbois. Cèt ancien administrateur de St.-Do-rningue, cita l’opinion même ducomte d’Estaing ,qui, investi dune dictature absolue durantla guerre d’Amérique , blâmait la concentra-tion de tant d'autorité dans une seule main,comme source de mille abus, aussi contraires aubien du service sous le rapport de l’économie,que de la direction des opérations maritimes.Privé à cette époque de commissaires pour dé-fendre ses projets à la tribune, le gouverne-ment eut la douleur de voir celui-ci rejeté, bienqu’il eût été facile de détruire les objections deses adversaires. Il ne s’agissait point en effet, deconférer à un même amiral le commandement desflottes et celui des ports. L’administration propo-sée différait peu des préfectures maritimes , donton reconnut l’elïicacité quelques années après;et l’on peut dire qu’en y ajoutant un conseild’amirauté sous la présidence du ministre, ets’attachant à faire de bons choix, le directoireeût fait tout ce qui dépendait de lui pour ainé-lio rer les institutions de ce département.

Quoique contrarié du rejet de son systèmeadministratif, Truguel ne désespéra pas de re-lever la marine française de son état de nullité.Les nouvelles relations de la république avec laHollande, celles que le directoire venait derenouer avec l’Espagne , lui laissaient entrevoirun meilleur avenir. A la vérité, l’ouverture du

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