232 HISTOIRE DES GUERRES DE LA REVOLUTION.
ne causa-t-elle pas plus de mal que de bien? Lasolution affirmative de cette question, fondéesur l’expérience, et les bons résultats de la con-duite contraire tenue à l’île de France , semblentréfuter victorieusement le régime de Sauthonax.En admettant même que le directoire n’entrevitd’autre moyen de défendre St.-Domingue contreles Anglais et les colons émigrés, qu’en émanci-pant les noirs, on ne saurait nier qu’il commit unegrande faute de confier cette mission délicate àun républicain exalte, que tant de malheureuxpropriétaires regardaient comme Fauteur deleur ruine. A cette faute, on ajouta celle de faireprécéder ce commissaire par d’odieux décretsde proscription , de confiscation et de mort. As-similer tous les colons réfugiés aux émigrés deCoblentz ; confisquer pour 2 milliards de terres,dans le fol espoir de les vendre, était en effet unétrange moyen de ramener l’ordre et la tranquil-lité dans ces contrées. Là, plus que partout ail-leurs , l’union et l’oubli devaient être les basesdu système réparateur.
St.-Domîn- Cependant, par un bonheur inespéré, St.-
lH^un "peu Domingue commençait à sortir un peu de ses.tle ses ruines, bien que les mêmes élémens de discordesubsistassent toujours. Les colons de toutes lesclasses, ou les agens préposés à la régie de leursplantations, cherchaient au milieu des décom-bres , quelques moyens de se relever : cet éclair