244 HISTOIRE des cuerres de la révolution.
< 2 eTrugttet écrivain estimable (i), n'approuvait pas seule-l’indeet m ent les projets de Hoche , mais donnait à sonTAngfe- arc ] en te imagination la direction convenable, et
terre. .° t . .
en modérait l’élan. On assure que le ministre,s’élevant aux conceptions les plus hardies, voulaitque la moitié de la flotte, après avoir convoyé10 mille hommes jusqu’aux rives du Shanon,partît aussitôt sous les ordres de Yillaret-Joyeusepour llle-de-France, à l’effet d’y embarquer lesbataillons de noirs dont l’organisation avait étéprescrite, et de les conduire à Tippo-Saïb, c|uin’attendait, pour secouer le joug de l’Angleterre,que la certitude d’être soutenu par la France .On eût remplacé ces vaisseaux dans la Manchepar l’escadre de Richery à son retour d’Amé-rique , et par celle de Villeneuve, attendue deToulon . Les forces navales portées ainsi à 20vaisseaux, eussent transporté en Irlande le restede l’ai’mée ; tandis que la première escadre eûtcinglé vers les mers de l’Inde . Ce plan, dont l’exé-cution eût incontestablement tenu du prodige,bien qu’il parût soumis à mille chances contrai-res, n’en fait pas moins honneur à Truguet.Cependant, comme il offrait le grave inconvé-nient d'exposer la moitié de l’armée durant unmois entier aux coups de l’ennemi, Hoche tenait,
( 1 ) Le capitaine Parisot.