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Tome douzième. Campagne de 1799. - Deuxième période.
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Le cabinetfie St.-JamesenvoieMalmes-buryàParis.

Prétentions

exagérées

des

deux partis.

346 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.

cret affecté des proclamations aux Portugais , etparvint à les faire passer en Angleterre, par lesagens même de cette puissance ; tandis que tout !se préparait à Angers et à Brest , pour la véri-table destination.

Le ministère anglais se méfia de la ruse : ins-truit de ce qui se passait en Irlande , il craignit, javec quelque raison, d’y voir flotter l’étendard jtricolore, devenu le ralliement des intérêts lesplus puissans. C’est, dit-on, pour éclaircir cemystère qui l’intéressait de si près , que Pilt en-voya lord Malmesbury à Paris . Nous ne saurionsaffirmer ni contester le fait : mais il est notoireque la conduite du ministère britannique, danscette circonstance, n’annonce point qu’il désirâtla paix. L’alliance qu’il négociait au même ins-tant avec Catherine, pour fournir à l’Autriche un corps auxiliaire de 60 mille hommes , donnemême à croire qu’il était plus éloigné que jamaisde renoncer à ses projets.

Il était ainsi bien difficile de concilier tantd’intérêts froissés et de haines exaspérées. L’An-gleterre croyait faire beaucoup, eu reconnais-sant une république mise naguère au ban del’Europe : elle pensait, de plus, que la remise jdes colonies françaises et hollandaises qu’ellevenait de conquérir, serait un équivalent com- Iplet de la restitution des Pays-Bas à l’Empereur.Toutes les combinaisons du traité d’Utrecht se j